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Alors pourquoi un blog ? Et bien tout simplement parce que je rumine dans mon coin alors que j'ai
envie de partager haut et fort mon désarroi ! Pourquoi du désarroi ? Et bien là encore c'est simple : rien ne va plus dans l'éducation nationale ! Et j'ai vraiment l'impression
(est-ce seulement une impression ?) que tout s'emballe depuis peu et que seuls les profs s'en rendent compte et encore certains sont résignés peut-être par confort, habitude voire
pire : par désillusion ou même abandon !!!
"(...) En réalité, dans le
secondaire, prendre les deux chiffres bruts (nombre d'élèves et nombre de profs) est totalement absurde. Pour deux raisons :
1. Dans le secondaire, un professeur enseigne une matière. Chaque classe a donc plusieurs professeurs : français, mathématiques, histoire, anglais, biologie, sciences physiques, etc. Faire la division de Xavier Darcos reviendrait à dire que chaque classe n'a qu'un seul professeur...
2. Certains enseignants n'enseignent pas devant des élèves. Mais que font-ils ? Comme tout le monde : certains sont en arrêt maladie, d'autres en congés maternité, quelques-uns sont en temps
partiels. Ils sont donc remplacés par d'autres enseignants (remplaçants ou contractuels). Faire la division de Xavier Darcos reviendrait à dire que les femmes
enceintes et leurs remplaçants feraient cours en même temps."
Je crois que tout est dit, et croyez vous que le ministère ignore cela ? Bien évidemment que non, mais il ne recule devant rien !
J'attends maintenant une réaction en commentaire me disant que le site est manipulé ...
Une fois de plus, on se fout de nous, et tout arrive en même
temps ! Alors que les profs et les lycéens manifestent leur mécontentement on nous rajoute cela ! Ça ne fait que confirmer ce que j’ai déjà pu dénoncer sur ce blog : on a de l’argent on a le droit à LA bonne école sinon …
Cette sélection par l’argent existe déjà, et combien d’élèves ai-je déjà pu « récupérer » du privé une fois qu’on leur a demandé d’aller voir « ailleurs « ? Le privé ne
s’embête pas avec ceux qui ne veulent pas travailler d’où la bonne réputation de ce genre d’établissement qui ne s’encombrent pas d’élément indésirables, le public s’en charge … Avec plus de
« mixité », le fossé serait aussi moins grand, alors si en plus on favorise davantage le privé, où va-t-on ? Je pose la question alors même que la "destination est toute tracée :
le modèle anglo-saxon ... mais quel modèle ?!
On pouvait lire hier, Xavier Darcos continuer de dire qu'il ne reviendra pas sur les suppressions de postes : « Halte au feu ! Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions. Elles ont été largement discutées depuis août et votées par le Parlement en novembre » et de rajouter : "Ces défilés reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats ; (…) jeudi, ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France"
Le mépris se reporte donc maintenant aussi vers les lycéens car eux aussi ont bien compris le risque de cette politique !
Puisque la DHG est établie d’après les effectifs d’élèves (mais c’est clairement et avant tout une démarche budgétaire), Xavier Darcos et ses représentants ne cessent d’annoncer aux médias qu’il y a moins d’élèves (dans le secondaire), donc qu’i faut moins de professeurs. Or, dans le même temps, on embauche des vacataires !
Dans mon établissement par exemple, un vacataire ayant un bac pro a fait office (car c’est bien de cela dont il s’agit, faire office de ..!) de prof d’enseignement général ! Evidemment ! Puisqu’on a personne de compétent à proposer ! Mais faut-il pour autant se cacher derrière un adulte qui est présent et qui sert d’alibi alors même que les élèves ont vite compris à qui ils avaient à faire et quelle était la supercherie ?! … C’est là une vrai démission du ministère de l’éducation nationale et c’est faire preuve de mépris face aux élèves et aux profs tout comme à ces fameux vacataires malléables à merci et qui disparaissent comme ils sont arrivés !
Et cette logique implacable va persister car la mécanique est bien huilée : dans un premier temps on sous estime les effectifs pour justifier les suppressions de postes puis une fois les effectifs de l’année suivante mieux connus ,en juin, tout le monde se rend compte que la DHG est erronée mais il est trop tard, et les postes ont été supprimés ! C’est de la manipulation organisée !!!
Résultats : on fera donc appel de plus en plus aux vacataires qui ont l'avantage de ne pas être "chers", mais corvéables et « jetables » ! On fera aussi, comme le rectorat de Créteil l'a déjà fait, appel à des enseignants retraités afin de reprendre des heures d’enseignement. Et pour ceux qui sont encore en place, ils pourront s’attendre à être nommés sur plusieurs établissements différents afin de compléter des services.
Et pourquoi personne ne réagit ? Faute aux médias qui ne font pas ou mal leur boulot, car la situation reste toujours résumée à : « moins de profs donc moins d’élèves », et personne ne se soucie donc des profs qui râlent ; c’est vrai, ces privilégiés n’ont qu’à bosser ..! Seuls les lycéens on pris conscience des risques ...
Il tire la sonnette d'alarme sur une "crise grave" du système éducatif, dénonçant un "plan pluriannuel de destruction d'emplois de professeurs qui mine gravement le climat".
"Notre système éducatif traverse une crise grave. Plus de 11.000 postes disparaîtront à la rentrée prochaine. Ils s'ajoutent aux 25.000 autres postes détruits au cours des cinq dernières années (...) la conséquence en est dramatique pour la qualité de notre enseignement et la réussite des élèves".
"De nombreuses filières disparaissent, l'enseignement de plusieurs langues et disciplines passeront à la trappe, les groupes de soutien aux élèves les plus en difficulté seront supprimés. Jamais notre Ecole de la République n'aura subi une telle hécatombe de postes", s'insurge M. Lang.
"Aujourd'hui la colère gronde", ajoute le député du Pas-de-Calais qui "conjure" Xavier Darcos, son lointain successeur à l'Education, "d'annoncer au plus vite le rétablissement des postes supprimés. Mettez un terme à ce plan pluriannuel de destruction d'emplois de professeurs qui mine gravement le climat, appauvrit notre éducation et tourne le dos à l'avenir."
On ne peut qu'applaudir, mais on ne ne sait plus si ces réactions sont "calculées" ou si elles sont variment sincères. Toujours est-il que plus les gens seront sensibilisés, plus on sera entendu et peut-être serons nous compris ...
Une autre
de leur initiative se voit en images car l'inspecteur général des arts plastiques était venu dans l’établissement …