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Pourquoi ce blog ?

question.jpg Alors pourquoi un blog ? Et bien tout simplement parce que je rumine dans mon coin alors que j'ai envie de partager haut et fort  mon désarroi ! Pourquoi du désarroi ? Et bien là encore c'est simple : rien ne va plus dans l'éducation nationale !  Et j'ai vraiment l'impression (est-ce seulement une impression ?) que tout s'emballe depuis peu et que seuls  les profs  s'en rendent compte et encore certains sont résignés peut-être par confort, habitude voire pire : par désillusion ou même abandon !!!
Au travers de ce blog, je veux donc témoigner du quotidien  au sein de mon établissement ou de notre grande maison qu'est l'éducation nationale et qui selon moi  est un garnd corps malade (amis du slam, bonsoir ! ).
Il me semble avoir tant à dire que j ne sais même plus par quoi commencer alors  j'animerai ce blog selon l'actualité ou mes souvenirs  et autres anecdotes du quotidien du prof ...
Dimanche 19 octobre 2008

Dans la catégorie lecture, je suggère un nouvel ouvrage qui met à jour toutes les dérives actuelles et dénonce une à une les manoeuvres utilisées pour enterrer notre système éducatif petit à petit ...

Je cite Philippe Merieu (on  pense ce qu'on veut de ses idées, c'est la présentation qui m'intéresse ...) :

"Voilà un livre à lire absolument pour comprendre la situation scolaire et les débats éducatifs d'aujourd'hui. L'ouvrage se présente comme un enquête - presque un "thriller" - centrée sur la dénonciation d'un projet qui, malgré les apparences, n'a rien d'improvisé ni d'incohérent. La libéralisation de l'école y apparaît comme une perspective murie de longue date, avec des objectifs précis et des étapes qui sont en train de se dérouler sous nos yeux : appuis au développement de l'enseignement privé, mise en place de la concurrence systématique avec l'enseignement public, mécanismes subtils de privatisation de ce dernier avec la complicité des nostalgiques de "l'école d'antan", l'alliance étonnante des "républicains" et de la droite ultra-libérale, des révolutionnaires de salon et du catholicisme intégrisme... Très documenté, le livre dévoile des éléments peu connus de notre situation scolaire... éléments qu'il faut absolument verser au débat... Certes, on peut regretter que les analyses laissent de côté certains aspects de la politique libérale liés au désengagement de l'Etat, au dévoiement de la notion de "projet d'établissement", au refus de prendre en compte les aspirations légitimes des parents dans l'enseignement public, au risque de les voir fuir vers l'enseignement privé, etc. Mais ces éléments-là étaient déjà assez bien connus... Et le livre les complète très opportunément. "


Que des thème abordés dans ce blog mais à ma petit échelle d'enseignant qui essaie de dénoncer ce qu'il voit, entend, vit ...

Voici le livre dont les auteurs sont  Eddy KHALDI et Muriel FITOUSSI :


Le site officiel du livre décrit encore un peu plus l'ouvrage et de nombreux liens renvoient vers toutes les publications qui parlent de lui.
Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : actualité
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Jeudi 16 octobre 2008
Comme annoncé dans un article paru cette semaine, les concours sont modifiés et surtout la formation, alors, futurs enseignants, dépêchez vous de courir dans vos librairies afin d'acquérir cet ouvrage :


Avec la réforme des concours et la disparition de l'année de stage, notre métier va se faire en "auto formation" !!! Avec un peu de chance cet ouvrage de Catherine Leduc-Claire et Gilbert Py sera distribué dès la parution des résultats, cela laissera aux nouveaux professeurs le temps des vacances pour le lire !!!

Je fais l'article du livre :

"Trois grandes parties abordent de façon concrète et détaillée les questions auxquelles est confronté tout professeur stagiaire ou enseignant débutant de l’enseignement secondaire public ou privé.
- Première partie : Formation et statut du professeur stagiaire
(il n'est plus formé, d'où l'intéret du dit livre !!!). Cadre et modalités de la formation (validation, titularisation, affectation, etc.). Missions fondamentales de l’enseignant, responsabilités, statut, etc. Questions pratiques liées à l’arrivée dans un établissement (équipe, le projet d’établissement, droits et obligations du stagiaire).
- Deuxième partie : Boîte à outils du professeur stagiaire. Savoirs de base. Une " trousse de survie " pour mener la classe (préparation de séances, animation d’un cours, gestion d’une situation de conflit).
(C'est là que le bas blesse, car il n'y a plus de kit de survie, ça va être la jungle, il faudra se débrouiller ytout seul !!!) .
- Troisième partie : Vers une professionnalisation nécessaire. L’analyse des pratiques professionnelles. Le positionnement de l’enseignant en permanente évolution."
(Alors là, si le livre donne des solutions sur ce que va être notre métier, je cours aussi l'acheter, car ça tient de la voyance avec notre gouvernement actuel !).

Sinon, à défaut ou suite à une rupture de stock, je conseille un autre ouvrage ...

 
Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : actualité
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Mardi 14 octobre 2008
Le site Rue89 "dénonce" une pratique dont j'avais déjà parlée dans un précédent article : le fait que les rectorats recrutent des personnels devant faire office d'enseignants alors même que le ministère supprime des postes à tour de bras !
Cette fois ci, c'est le rectorat de Marseille qui recherche, il n'y a qu'à voir la copie de la petite annonce publiée dans le journal La Provence et mise en ligne dans l'article :


Et quand on veut faire appel à des enseignants, c'est les retraités qu'on va rechercher mais on leur demande de travailler gracieusement !!! Inutile que je répète cet excellent article (à lire ET écouter ...) qui une fois de plus met en avant les dérives actuelles : suppression de postes, embauche au rabais de personnes faisant fonction, etc, etc !!!
Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : actualité
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Lundi 13 octobre 2008
Cette fois, on est fixé, les nouveaux concours ont été présentés lundi ...
Adieu les IUFM (Institut de Formation de Maitres), les nouveaux concours se feront sur la base de 2 "sessions " de 2 épreuves chacune : 2 pour l'admissibilité en janvier et comptant pour 40%,  et 2 pour l'admission en juin pour les 60 % restants ! En janvier seront évaluées les connaissances discipliniares alors qu'en juin, à l'oral, une épreuve portera sur la capacité à organiser un enseignement et une autre sur la connaissance du système éducatif. Jusque là, rien qui m'apparaisse particulièrement choquant : on élève le niveau de recrutement et à l'oral, devant le jury, une nouvelle épreuve nait et fait appel aux connaissances sur  «le système éducatif: ses missions, ses valeurs, le fonctionnement du service public d’éducation», comme l'a expliqué François Perret (doyen de l’inspection générale de l’Education nationale). L'énorme nouveauté selon moi réside dans le fait que pour passer ces concours, il n'y a "pas d'obligation juridique d'avoir fait un stage pratique en classe, mais les oraux sont clairement préprofessionnalisants", comme l'a expliqué un conseiller du ministre. Mieux vaut savoir où on met les pieds en passant les concours car la réalité risque d'être dure ! Quant au concours qui est "préprossionnalisant", alors là, il faut qu'on m'explique !!!!!

linkLe pire dans tout cela est qu'une fois le concours en poche, il n'y aura plus d'année de stage avec alternance de cours à l'IUFM ; les nouveaux profs seront directement devant devant leurs classes dès la rentrée suivante !!! Plus de pédagogie, plus d'apprentissage de l'enseignement, plus de stages dans différents établissements, plus d'échanges entre néo titulaires !!!! Il est vrai que c'est en forgeant .... mais là quand même ?!!! Quel est le but de tout cela si ça n'est pas une nouvelle fois l'économie ? En effet, en ce moment, un stagiaire ayant réussi son concours n'est que 4 à 6 heures devant des élèves, le reste du temps il "apprend à enseigner" : il fait des stages, des études de cas en IUFM, travaille sur les programmes, etc ! Là c'est fini, il se dém ...! Le gain ? On supprime les IUFM (pourquoi ?) et chaque nouveau lauréat travaille 18 heures, soit 3 fois plus qu'avant. L'état gagne
par conséquent une petite année avec un gain de 12 heures d'enseignement par nouveau prof ! C'est sûr, ça n'est pas négligeable en ces temps de suppressions de postes ! Bonjour les dégâts les premières années !!!

On en revient donc encore et toujours à l'argent, mais est-ce raisonnable de faire des économies de bouts de chandelles en envoyant des étudiants (ils le seront encore 3 mois avant ...) face à des élèves ? N'aurait-on pas dû, au contraire, rallonger cette période de stage afin de mieux appréhender les difficultés du métier ?

J'imagine qu'on fera marche arrière dans queqlues années, une fois les dégâts constatés et quelques générations d'élèves sacrifiées !!!


Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : actualité
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Samedi 11 octobre 2008
En réponse à un de mes précédents articles, un collègue m'a renvoyé vers son blog et lui aussi a traité du même sujet, à savoir ces fameux privilèges que tout le monde envie aux profs : à lire et relire car il est nettement plus argumenté que le mien, chiffres à l'appui !

Et après réflexion, il faut peut-être soutenir la suppression de postes ..!!! En effet, le gouvernement redistribuera aux rescapés la manne financière qui en résulte ! A nous, les salaires de directeurs, magistrats et autres cadres !!!
Je plaisante mais la manoeuvre fonctionne car nombreux sont les collègues qui acceptent de faire des heures sup' afin d'avoir un budget familial décent, et par la même ils jouent ,
bien malgré eux, le jeu de la suppression des postes ! Mais comment leur reprocher quand c'est par besoin ?!

Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : on "dégraisse" !
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Samedi 4 octobre 2008
C'est à nouveau reparti pour un tour : on supprime des postes à tour de bras !!! Au programme pour 2009 : 13 500 !!!!!! Jusque là rien de nouveau, si ça n'est qu'on voit bien depuis la rentrée quelles sont les conséquences !!! Qu'on ne vienne pas nous dire qu'on peut supprimer autant de postes sans qu'il y ait de répercussions quotidiennes dans nos établissements : classe surchargée, plus de groupes, enseignements supprimés et j'en passe ! C'est d'ailleurs ce dernier point, la suppression d'enseignements, qui est peut être la pire des réformes à venir !
En effet comment supprimer des postes d'enseignants ? En supprimant des matières tout simplement ! C'est hallucinant !!! Il suffit de lire la réforme du lycée prévue par le gouvernementpour la rentrée 2009 : de nombreuses disciplines vont devenir optionnelles en classe de seconde ! Les enseignements se diviseront entre enseignements "obligatoires" pour tous les élèves, et d'autres seront "optionnelles", mais quelles options ? sciences physiques, sciences de la vie et de la Terre ou sciences économiques ! Il faudra donc faire des choix. Alors qu'aujourd'hui il existe un tron commun et l'orientation ne se fait qu'en fin de classe de seconde, un élève de 3è devra donc savoir, et cela dès les mois de avril/mai, quelle sera son orientation disciplinaire au lycée !!! Une abérration ! c'est d'autant plus scandaleux que le seul but de la manoeuvre est d'avoir moins de profs ! C'est un comble ! Le gouvernement veut avoir moins d'enseigants, et il va jusqu'à réformer le lycée pour arriver à ces fins !!! C'est incroyable ! C'est même une honte ! On se dirige doucement vers une éducation au rabais, dans le public tout du moins ! Toutes ces matières que certains élèves n'auront plus sont autant de sujets d'actualité et une ouverture d'esprit sur le monde qui leur passe à côté ! Où est l'éducation à l'environnement ? A la santé ? Etc ..! Qui a dit que la France manquait de médecins et autres scientifiques ? Comme je l'ai déjà souvent dénoncé, l'éducation nationale va assurer le service minimum, et ceux qui veulent et surtout peuvent iront dans le privé ! Et s'il fallait encore une preuve que le privé est favorisé, je cite :

"Jusqu'à présent, la répartition des emplois entre public et privé dans l'Education nationale obéissait à une règle simple: les mesures de créations ou de suppressions de postes appliquées à l'enseignement privé représentaient 20% de celles appliquées à l'enseignement public", déclare le SNES. Pour le budget 2009,  "le ministre a décidé en catimini de remettre en cause cette règle et de favoriser davantage encore l'enseignement privé au détriment de l'enseignement public. Il prend ainsi le risque de rallumer la guerre scolaire en remettant en cause un équilibre respecté depuis plusieurs décennies". "Ainsi" selon l'organisation syndicale, "dans plusieurs domaines (remplacements dans le second degré, emplois de stagiaires), les suppressions dans le privé ne représentent que 11% à 12% de celles envisagées pour le public".

Où s'arrêtera ce gouvernement ????



Pétition sur la place de l’enseignement des sciences physiques et chimiques en classe de seconde

Pétition pour l'enseignement des SVT en seconde
Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : on "dégraisse" !
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Vendredi 29 août 2008
Petit retour avec humour (il le faut bien !), en cette période de rentrée :

-11000 postes en 2008

-13500 postes en 2009

Là où certains syndicats rétrogrades et quelques soixante-huitards attardés crient aux coupes sombres et au dégraissage intempestif, nous préférons voir dans ces suppressions de postes au sein de l’Education Nationale de justes mesures d’économie visant à enrayer une gabegie unanimement constatée et condamnée.

Mieux, le Groupuscule Marche ou Grève, las des critiques aussi stériles que bêtement prévisibles, a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice et de proposer quelques mesures modestes et pragmatiques afin de contribuer, dans un souci d’effort national, à assainir les finances d’une institution que le gaspillage éhonté a fini par mettre en péril.

Si ces quelques conseils, bien faciles à mettre en œuvre, vous paraissent dérisoires, rappelez vous l’adage selon lequel il n’y a pas de petites économies.

Et participez vous aussi à cet élan nécessaire en vous rappelant à chaque instant que les bénéficiaires en seront vos élèves, bien avant Mr Darcos.

  • proposez à votre chef d’établissement des regroupements de classes avec cours en amphithéatre, notamment en seconde : vous aurez l’illusion d’être maître assistant à la Sorbonne, et vous préparerez vos élèves dès le lycée à ce qui les attend après le bac dans une fac surchargée.
  • le poste budgétaire « feutres pour tableaux blancs » est le cauchemar de tout intendant qui se respecte. Prolongez la durée de vie de vos feutres en les faisant mariner, dès vos cours terminés, dans un mélange vinaigre-sang de veau qui leur rendra la netteté et la fluidité indispensables à une écriture de standing.
  • n’allumez vos salles de cours que lorsque c’est vraiment nécessaire, en particulier le matin : vos élèves vous sauront gré de les aider à prolonger leurs nuits toujours trop courtes, et vous réaliserez ainsi de substantielles économies d’énergie.
  • on ne compte plus les hectares de forêt éradiqués par suite d’une consommation de papier gargantuesque : rédigez au tableau l’énoncé de vos devoirs en classe, vos élèves bénéficieront ainsi d’une demie-heure inespérée pour effectuer une révision salutaire ; les documents indispensables pourront eux être photocopiés sur quelques-uns des innombrables prospectus qui inondent votre boîte aux lettres.
  • la cantine génère elle aussi des dépenses en croissance quasi exponentielle : un plateau creux pour servir la totalité du repas permettra de diminuer les coûts de fonctionnement et améliorera la rapidité du service pour un secteur plus productif et plus compétitif.

Le nettoyage des plateaux pourra être assuré par un sans-papiers bénévole et provisoirement interdit de charter.

  • n’utilisez les ordinateurs qu’en cas d’absolue nécessité, par exemple lors des cours d’éducation musicale pour télécharger l’album de Carla. Ou pour initier vos élèves aux techniques de management sauvage et de placement boursier en vigueur.

Cette liste n’est pas exhaustive.

Faites nous part de vos idées par courrier à l’adresse suivante :

Opération « Les profs : une variable d’ajustement »

Ministère de l’Education Nationale

1, rue de l’Equarrissage

75792 PARIS cedex 9


Source

Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : actualité
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Mardi 17 juin 2008
Long silence de ma part mais le bac ça se fête !! Comment mieux rendre honneur à notre cher ministre que de faire un petit retour en arrière jusqu'en 1982 ?

Cela fait longtemps que j'avais l'info, mais pas moyen de la vérifier jusqu'à aujourd'hui où on peut retrouver de articles relatant les faits comme dans 20 minutes.fr ...

Xavier Darcos a été mis en examen pour fraude au bac alors qu'il était encore prof à Périgueux !

Il faisait (aussi ...)  partie de la commission académique qui choississait les sujets. Quel flair avait alors eu le prof Darcos que de proposer un sujet proche de celui qui allait tombé le jour J, ce même sujet choisi par la commission ?! Incroyable, bizzare, douteux ... que dire ?



Xavier Darcos a peut être été relaxé, mais on sait bien que le doute suffit souvent à éviter la condamnation ! Malgré cela, ce cher prof de français a fait la carrière qu'on lui connait ! Tout mène à la politique surtout le passage par la case "justice" !!!

Plus d'infos encore sur ce site !
Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : actualité
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Samedi 31 mai 2008
A l'heure où les syndicats se dégonflent prétextant l'arrivée du bac et des vacances (!!!), certains collègues y croient encore et sont de véritables exemples !

En effet, des enseignants grévistes squattent le rectorat de Guyane depuis bientôt 2 semaines ! Qui en parle ? TF1 ? France 2 ? Non, évidemment que non ! ça ferait désordre !

C'est un véritable camping qui s'est installé sur le parvis du rectorat à Cayenne ; le mot d'ordre : plus de moyens  et la venue en Guyane de Darcos !

L
a Guyane à elle seule concentre tous les maux de notre politique d'éducation : en 2004, 75 % des élèves entrant en sixième ont échoué aux évaluations de français et de mathématiques, on enregistre des taux de réussite très bas au baccalauréat et au brevet dans certaines régions et c'est justement les endroits où se concentrent les contractuels qui doivent faire au mieux avec une population  non francophone issue notamment pour beaucoup de l'immigration (du Surinam).

La population soutient les grèvistes, beaucoup d'écoles sont fermées, mais personne n'en parle ! Le recteur a même dû être "récupéré" par les forces de l'ordre, mais pas un mot !

A Kourou, Cayenne, ou St Laurent du Maroni, des tracts ont été ditribués avec pour logo « La fusée décolle mais pas l'école » à l'intention des VIP venus assister au lancement d'Ariane, pour tenter de faire connaitre le mouvement « au monde entier » ; marche silencieuse après le tir d'Ariane, meeting d'information, etc !!! Mais silence !!

Grand silence dans les médias métropolitains alors que
RFO relaie bien les infos tous les jours ! Alors, nouvelle censure ? Il est vrai que la Guyane est loin ... Visitez donc le site qui fait un point sérieux et objectif, vidéos à l'appui.

Alors la Guyane : un modèle ?

Si seulement ... alors les choses changeraient ...
Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : actualité
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Vendredi 23 mai 2008

Cela fait quelques temps déjà que je prévoyais de rédiger un article concernant les privilèges qe l'on prête aux profs : salaires, temps de travail et surtout les fameuses  vacances ! En effet, c'est un sujet qui revient systématiquement quand un débat conncernant les enseignants est lancé, et tout le monde réduit le prof à ses 18 heures de travail et aux mois de juillet/août !

Présenté ainsi, il est vrai que ça donne envie quand on travaille 35 heures et que l'on a 5 semaines de vacances par an ! Le gouvernament surfe aussi sur ces fausses idées afin de faire accepter les réformes actuelles en discréditant les enseignants, s'assurant ainsi le soutien de l'electorat.

Aujourd'hui, je vais simplement faire un "copier-coller " (nos élèves adorent cela !!) du site
Politique.net car un article publié le 2 mai résume très simplement ce que je voulais dire :

"
Depuis plusieurs semaines déjà, le corps enseignant ainsi que les élèves soutenus par de nombreux parents manifestent dans la rue pour s’opposer au projet de Xavier Darcos visant à supprimer 11 200 postes de professeurs à la rentrée prochaine afin de faire des économies. Jeudi 15 mai, alors que les enseignants (professeurs des écoles et du secondaire) étaient en grève pour s’opposer au service minimum d’accueil dans les écoles, le Président de la République s’est exprimé le soir même afin d’annoncer publiquement qu’un projet de loi serait rédigé avant l’été pour instaurer dans les écoles un droit à l'accueil des élèves les jours de grève. Il a ajouté que les enseignants auront quarante-huit heures pour prévenir le chef d’établissement s’ils prévoient de se mettre en grève afin qu’une solution d’accueil puisse être mise en œuvre.

A entendre le gouvernement Fillon ainsi que Nicolas Sarkozy, les enseignants sont de grands privilégiés. Temps de travail, salaires, quels sont les privilèges des enseignants ?

La semaine de 18 heures ?

Pour beaucoup, les professeurs certifiés comme agrégés sont des privilégiés puisque contrairement à la plupart des salariés, ils ne travaillent qu’entre 15 et 18 heures. Mais qui a décidé de ce chiffre ? Il s’agit d’un décret de 1950 qui évalue le travail des enseignants de la façon en incluant le temps de préparation et le travail annexe : on considère généralement qu’un enseignant met une heure trente à préparer une heure de cours. En fait, cette heure et demie consiste à élaborer un cours, à corriger des copies, voire à régler les problèmes survenus en classe avec l’administration ou avec les parents. Le professeur doit s’acquitter des différentes réunions pédagogiques et conseils de classe. Faire 18 heures de cours ne signifie donc pas que les enseignants du second degré travaillent 18h.
A l’époque du décret de 1950, qui a fixé ces 18 heures de cours, les autres salariés en travaillaient 40 et avaient trois semaines de congés payés. Avec le temps, les salariés ont obtenu cinq semaines de congés payés en 1981 et sont passés de 39 heures de travail par semaine en 1982 à 35 heures en 2000. En cinquante-huit ans, le temps de travail des salariés a baissé de 25%. Les enseignants ont été écartés de toutes ces évolutions.

Les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances…

Si les enseignants ne travaillent que 18 heures par semaine, ils sont payés en conséquence. En effet, un professeur certifié gagne 1300 euros en début de carrière et gagne entre 2400 et 3000 euros par mois en fin de carrière. Les professeurs ont donc un salaire au-dessus de la moyenne des Français située à 1100 euros seulement. Il se situe légèrement au-dessus de celui des techniciens et des infirmières. Pourtant, avec les années, le salaire relatif des enseignants aurait baissé, selon les calculs en fonction du pouvoir d’achat des Français et de leur revenu, de 42% depuis 1960.
Contrairement à une idée reçue, les professeurs qui ont deux mois de vacances en été, ne sont pas payés pendant cette période. En effet, le décret de 1950 a prévu d’aligner la grille des salaires des professeurs à celle des cadres de la fonction publique de catégorie A à laquelle on ôte les fameux deux mois de salaire de juillet et d’août. Donc, si les enseignants sont des privilégiés parce qu’ils ont du temps, ils le paient d’une certaine manière : leur salaire annuel est calculé sur 10 mois, et non 12.

Toute corporation a ses avantages et ses inconvénients. Comparer les situations est un exercice périlleux en raison de la spécificité de chaque métier."

 

On ne peut meilleur résumé de la situation !  Alors avant de "bouffer du prof", rétablissons les vérités de notre métier, et rappelons même que tout le débat actuel ne vise pas à améliorer notre situation mais nous essaions de conserver le nombre de profs afin que les conditions d'accueil et de travail des élèves restent de qualité !

Par Un prof parmi d'autres - Publié dans : Fonctionnement d'un bahut
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