C'est à nouveau reparti pour un tour : on supprime des postes à tour de bras !!! Au
programme pour 2009 : 13 500 !!!!!! Jusque là rien de nouveau, si ça n'est qu'on voit bien depuis la rentrée quelles sont les conséquences !!! Qu'on ne vienne pas nous dire qu'on peut supprimer
autant de postes sans qu'il y ait de répercussions quotidiennes dans nos établissements : classe surchargée, plus de groupes, enseignements supprimés et j'en passe ! C'est d'ailleurs ce dernier
point, la suppression d'enseignements, qui est peut être la pire des réformes à venir !
En effet comment supprimer des postes d'enseignants ? En supprimant des matières tout simplement ! C'est hallucinant !!! Il suffit de lire la réforme du lycée
prévue par le gouvernementpour la rentrée 2009 : de nombreuses disciplines vont devenir optionnelles en classe de seconde ! Les enseignements se diviseront entre enseignements "obligatoires" pour
tous les élèves, et d'autres seront "optionnelles", mais quelles options ? sciences physiques, sciences de la vie et de la Terre ou sciences économiques ! Il faudra donc faire des choix. Alors
qu'aujourd'hui il existe un tron commun et l'orientation ne se fait qu'en fin de classe de seconde, un élève de 3è devra donc savoir, et cela dès les mois de avril/mai, quelle sera son orientation
disciplinaire au lycée !!! Une abérration ! c'est d'autant plus scandaleux que le seul but de la manoeuvre est d'avoir moins de profs ! C'est un comble ! Le
gouvernement veut avoir moins d'enseigants, et il va jusqu'à réformer le lycée pour arriver à ces fins !!! C'est incroyable ! C'est même une honte ! On se dirige doucement vers une éducation au rabais, dans le public tout du moins ! Toutes ces matières que certains élèves n'auront
plus sont autant de sujets d'actualité et une ouverture d'esprit sur le monde qui leur passe à côté ! Où est l'éducation à l'environnement ? A la santé ? Etc ..! Qui a dit que la France manquait de
médecins et autres scientifiques ? Comme je l'ai déjà souvent dénoncé, l'éducation nationale va assurer le service minimum, et ceux qui veulent et surtout peuvent iront dans le privé ! Et s'il
fallait encore une preuve que le privé est favorisé, je cite :
"Jusqu'à présent, la répartition des emplois
entre public et privé dans l'Education nationale obéissait à une règle simple: les mesures de créations ou de suppressions de postes appliquées à l'enseignement privé représentaient 20% de
celles appliquées à l'enseignement public", déclare le SNES. Pour le budget 2009, "le ministre a décidé en catimini de remettre en cause cette règle et de favoriser davantage encore
l'enseignement privé au détriment de l'enseignement public. Il prend ainsi le risque de rallumer la guerre scolaire en remettant en cause un équilibre respecté depuis plusieurs
décennies". "Ainsi" selon l'organisation syndicale, "dans plusieurs domaines (remplacements dans
le second degré, emplois de stagiaires), les suppressions dans le privé ne représentent que 11% à 12% de celles envisagées pour le public".
Où s'arrêtera ce gouvernement ????
Pétition pour l'enseignement des SVT en
seconde
Par Un prof parmi d'autres
-
Publié dans : on "dégraisse" !
0
-
Recommander
Petit retour avec humour (il le faut bien !), en cette période de rentrée :
-11000 postes en
2008
-13500 postes en
2009
Là où certains syndicats rétrogrades et quelques
soixante-huitards attardés crient aux coupes sombres et au dégraissage intempestif, nous préférons voir dans ces suppressions de postes au sein de l’Education Nationale de justes mesures
d’économie visant à enrayer une gabegie unanimement constatée et condamnée.
Mieux, le Groupuscule Marche ou Grève, las des critiques aussi stériles que bêtement prévisibles, a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice et de proposer quelques mesures modestes et pragmatiques afin de
contribuer, dans un souci d’effort national, à assainir les finances d’une institution que le gaspillage éhonté a fini par mettre en péril.
Si ces quelques conseils, bien faciles à mettre en
œuvre, vous paraissent dérisoires, rappelez vous l’adage selon lequel il n’y a pas de petites économies.
Et participez vous aussi à cet élan nécessaire en
vous rappelant à chaque instant que les bénéficiaires en seront vos élèves, bien avant Mr Darcos.
-
proposez à votre chef d’établissement des
regroupements de classes avec cours en amphithéatre, notamment en seconde : vous aurez l’illusion d’être maître assistant à la Sorbonne, et vous préparerez vos élèves dès le lycée à ce qui
les attend après le bac dans une fac surchargée.
-
le poste budgétaire « feutres pour tableaux
blancs » est le cauchemar de tout intendant qui se respecte. Prolongez la durée de vie de vos feutres en les faisant mariner, dès vos cours terminés, dans un mélange vinaigre-sang de veau
qui leur rendra la netteté et la fluidité indispensables à une écriture de standing.
-
n’allumez vos salles de cours que lorsque c’est
vraiment nécessaire, en particulier le matin : vos élèves vous sauront gré de les aider à prolonger leurs nuits toujours trop courtes, et vous réaliserez ainsi de substantielles économies
d’énergie.
-
on ne compte plus les hectares de forêt éradiqués
par suite d’une consommation de papier gargantuesque : rédigez au tableau l’énoncé de vos devoirs en classe, vos élèves bénéficieront ainsi d’une demie-heure inespérée pour effectuer une
révision salutaire ; les documents indispensables pourront eux être photocopiés sur quelques-uns des innombrables prospectus qui inondent votre boîte aux lettres.
-
la cantine génère elle aussi des dépenses en
croissance quasi exponentielle : un plateau creux pour servir la totalité du repas permettra de diminuer les coûts de fonctionnement et améliorera la rapidité du service pour un secteur
plus productif et plus compétitif.
Le nettoyage des plateaux pourra être assuré par un
sans-papiers bénévole et provisoirement interdit de charter.
-
n’utilisez les ordinateurs qu’en cas d’absolue
nécessité, par exemple lors des cours d’éducation musicale pour télécharger l’album de Carla. Ou pour initier vos élèves aux techniques de management sauvage et de
placement boursier en vigueur.
Cette liste n’est pas
exhaustive.
Faites nous part de vos idées par courrier à
l’adresse suivante :
Opération « Les profs : une variable
d’ajustement »
Ministère de l’Education
Nationale
1, rue de l’Equarrissage
75792 PARIS cedex 9
Source
Par Un prof parmi d'autres
-
Publié dans : actualité
0
-
Recommander
Long silence de ma part mais le bac ça se fête !! Comment mieux rendre honneur à notre cher ministre que de faire un petit
retour en arrière jusqu'en 1982 ?
Cela fait longtemps que j'avais l'info, mais pas moyen de la vérifier jusqu'à aujourd'hui où on peut retrouver de articles relatant les faits comme dans 20
minutes.fr ...
Xavier Darcos a été mis en examen pour fraude au bac alors qu'il était
encore prof à Périgueux !
Il faisait (aussi ...) partie de la commission académique qui choississait les sujets. Quel flair avait alors eu le prof Darcos que de proposer un sujet proche de celui qui allait tombé le
jour J, ce même sujet choisi par la commission ?! Incroyable, bizzare, douteux ... que dire ?
Xavier Darcos a peut être été relaxé, mais on sait bien que le doute suffit souvent à éviter la condamnation ! Malgré
cela, ce cher prof de français a fait la carrière qu'on lui connait ! Tout mène à la politique surtout le passage par la case "justice" !!!
Plus d'infos encore sur ce site !
Par Un prof parmi d'autres
-
Publié dans : actualité
0
-
Recommander
Cela fait quelques temps déjà que je prévoyais de rédiger un article concernant les privilèges qe l'on prête aux profs : salaires, temps de travail et surtout les fameuses vacances ! En
effet, c'est un sujet qui revient systématiquement quand un débat conncernant les enseignants est lancé, et tout le monde réduit le prof à ses 18 heures de travail et aux mois de juillet/août !
Présenté ainsi, il est vrai que ça donne envie quand on travaille 35 heures et que l'on a 5 semaines de vacances par an ! Le gouvernament surfe aussi sur ces fausses idées afin de faire accepter
les réformes actuelles en discréditant les enseignants, s'assurant ainsi le soutien de l'electorat.
Aujourd'hui, je vais simplement faire un "copier-coller " (nos élèves adorent cela !!) du site Politique.net car un article
publié le 2 mai résume très simplement ce que je voulais dire :
" Depuis plusieurs semaines déjà, le corps enseignant ainsi que les élèves soutenus
par de nombreux parents manifestent dans la rue pour s’opposer au projet de Xavier Darcos visant à supprimer 11 200 postes de professeurs à la rentrée prochaine afin de faire des économies. Jeudi
15 mai, alors que les enseignants (professeurs des écoles et du secondaire) étaient en grève pour s’opposer au service minimum d’accueil dans les écoles, le Président de la République s’est exprimé
le soir même afin d’annoncer publiquement qu’un projet de loi serait rédigé avant l’été pour instaurer dans les écoles un droit à l'accueil des élèves les jours de grève. Il a ajouté que les
enseignants auront quarante-huit heures pour prévenir le chef d’établissement s’ils prévoient de se mettre en grève afin qu’une solution d’accueil puisse être mise en œuvre.
A entendre le gouvernement Fillon ainsi que Nicolas Sarkozy, les enseignants sont de grands privilégiés. Temps de travail, salaires, quels sont les privilèges des enseignants
?
La semaine de 18 heures ?
Pour beaucoup, les professeurs certifiés comme agrégés sont des privilégiés puisque contrairement à la plupart des salariés, ils
ne travaillent qu’entre 15 et 18 heures. Mais qui a décidé de ce chiffre ? Il s’agit d’un décret de 1950 qui évalue le travail des enseignants de la façon en incluant le temps de préparation et
le travail annexe : on considère généralement qu’un enseignant met une heure trente à préparer une heure de cours. En fait, cette heure et demie consiste à
élaborer un cours, à corriger des copies, voire à régler les problèmes survenus en classe avec l’administration ou avec les parents. Le professeur doit s’acquitter des différentes réunions
pédagogiques et conseils de classe. Faire 18 heures de cours ne signifie donc pas que les enseignants du second degré travaillent 18h.
A l’époque du décret de 1950, qui a fixé ces 18 heures de cours, les autres salariés en travaillaient 40 et avaient trois semaines de congés payés. Avec le temps,
les salariés ont obtenu cinq semaines de congés payés en 1981 et sont passés de 39 heures de travail par semaine en 1982 à 35 heures en 2000. En
cinquante-huit ans, le temps de travail des salariés a baissé de 25%. Les enseignants ont été écartés de toutes ces évolutions.
Les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances…
Si les enseignants ne travaillent que 18 heures par semaine, ils sont payés en conséquence. En effet, un professeur certifié gagne
1300 euros en début de carrière et gagne entre 2400 et 3000 euros par mois en fin de carrière. Les professeurs ont donc un salaire au-dessus de la moyenne des Français située à 1100 euros
seulement. Il se situe légèrement au-dessus de celui des techniciens et des infirmières. Pourtant, avec les années, le
salaire relatif des enseignants aurait baissé, selon les calculs en fonction du pouvoir d’achat des Français et de leur revenu, de 42% depuis 1960.
Contrairement à une idée reçue, les professeurs qui ont deux mois de vacances en été, ne sont pas payés pendant cette période. En effet, le décret de 1950 a prévu d’aligner la grille des salaires des professeurs à celle des cadres de la fonction publique de catégorie A à laquelle on ôte les fameux
deux mois de salaire de juillet et d’août. Donc, si les enseignants sont des privilégiés parce qu’ils ont du temps, ils le paient d’une certaine manière :
leur salaire annuel est calculé sur 10 mois, et non 12.
Toute corporation a ses avantages et ses inconvénients. Comparer les situations est un exercice périlleux en raison de la spécificité de chaque
métier."
On ne peut meilleur résumé de la situation ! Alors avant de "bouffer du prof", rétablissons les vérités de notre
métier, et rappelons même que tout le débat actuel ne vise pas à améliorer notre situation mais nous essaions de conserver le nombre de profs afin que les conditions d'accueil et de travail
des élèves restent de qualité !
Par Un prof parmi d'autres
-
Publié dans : Fonctionnement d'un bahut
4
-
Recommander