Selon Mediapart, on prépare discrètement un fonds d'intervention pour aider l'école privée ! Il devrait permettre aux
écoles privées « à s’installer » en banlieue. Une cinquantaine de classe devrait ainsi voir le jour dans les établissements privés catholique ..!
Une fois de plus, on se fout de nous, et tout arrive en même
temps ! Alors que les profs et les lycéens manifestent leur mécontentement on nous rajoute cela ! Ça ne fait que confirmer ce que j’ai déjà pu dénoncer sur ce blog : on a de l’argent on a le droit à LA bonne école sinon …
Cette sélection par l’argent existe déjà, et combien d’élèves ai-je déjà pu « récupérer » du privé une fois qu’on leur a demandé d’aller voir « ailleurs « ? Le privé ne
s’embête pas avec ceux qui ne veulent pas travailler d’où la bonne réputation de ce genre d’établissement qui ne s’encombrent pas d’élément indésirables, le public s’en charge … Avec plus de
« mixité », le fossé serait aussi moins grand, alors si en plus on favorise davantage le privé, où va-t-on ? Je pose la question alors même que la "destination est toute tracée :
le modèle anglo-saxon ... mais quel modèle ?!
Reste à voir comment le gouvernement va arranger cette
histoire car au concours, il y a 80% des places pour le public et 20% pour le privé. Or si on fait diminuer le nombre de postes au dans le public, il devrait aussi diminuer dans le privé … Il ne
semble cependant pas que c’est comme cela que les choses soient envisagées et on peut donc s’attendre à de petites retouches à « La Darcos ». On parle déjà de « dispositifs
parallèles, ajouter des lignes budgétaires supplémentaires dans l'unique but de pouvoir financer d'autres créations de postes dans le privé. »
La provocation, le dénis et le mépris continuent !
Par Un prof parmi d'autres
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On pouvait lire hier, Xavier Darcos continuer de dire qu'il ne
reviendra pas sur les suppressions de postes : « Halte au feu ! Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions. Elles ont été largement discutées depuis août et votées par le
Parlement en novembre » et de rajouter : "Ces défilés reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains
syndicats ; (…) jeudi, ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France"
Le mépris se reporte donc maintenant aussi vers les lycéens car
eux aussi ont bien compris le risque de cette politique !
Par Un prof parmi d'autres
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Puisque la DHG est établie d’après les effectifs d’élèves (mais
c’est clairement et avant tout une démarche budgétaire), Xavier Darcos et ses représentants ne cessent d’annoncer aux médias qu’il y a moins d’élèves (dans le secondaire), donc qu’i faut moins de
professeurs. Or, dans le même temps, on embauche des vacataires !
Dans mon établissement par exemple, un vacataire ayant un
bac pro a fait office (car c’est bien de cela dont il s’agit, faire office de ..!) de prof d’enseignement général ! Evidemment ! Puisqu’on a personne de
compétent à proposer ! Mais faut-il pour autant se cacher derrière un adulte qui est présent et qui sert d’alibi alors même que les élèves ont vite compris à qui ils avaient à faire et
quelle était la supercherie ?! … C’est là une vrai démission du ministère de l’éducation nationale et c’est faire preuve de mépris face aux élèves et aux
profs tout comme à ces fameux vacataires malléables à merci et qui disparaissent comme ils sont arrivés !
Et cette logique implacable va persister car la mécanique est bien
huilée : dans un premier temps on sous estime les effectifs pour justifier les suppressions de postes puis une fois les effectifs de l’année suivante mieux connus ,en juin, tout le monde se rend compte que la DHG est erronée mais il est trop tard, et les postes ont été supprimés ! C’est
de la manipulation organisée !!!
Résultats : on fera donc appel de plus en plus aux vacataires qui ont l'avantage
de ne pas être "chers", mais corvéables et « jetables » ! On fera aussi, comme le rectorat de Créteil l'a déjà fait, appel à des enseignants retraités afin de reprendre des heures
d’enseignement. Et pour ceux qui sont encore en place, ils pourront s’attendre à être nommés sur plusieurs établissements différents afin de compléter des services.
Et pourquoi personne ne réagit ? Faute aux médias qui ne font
pas ou mal leur boulot, car la situation reste toujours résumée à : « moins de profs donc moins d’élèves », et personne ne se soucie donc des profs qui râlent ; c’est vrai,
ces privilégiés n’ont qu’à bosser ..! Seuls les lycéens on pris conscience des risques ...
Par Un prof parmi d'autres
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Aujourd'hui dans La Dépêche de l'Education, Jack Lang a réagi :
Il tire la sonnette d'alarme sur une "crise grave" du système éducatif, dénonçant un
"plan pluriannuel de destruction d'emplois de professeurs qui mine gravement le climat".
"Notre système éducatif traverse une crise grave. Plus de 11.000 postes
disparaîtront à la rentrée prochaine. Ils s'ajoutent aux 25.000 autres postes détruits au cours des cinq dernières années (...) la conséquence en est
dramatique pour la qualité de notre enseignement et la réussite des élèves".
"De nombreuses filières disparaissent,
l'enseignement de plusieurs langues et disciplines passeront à la trappe, les groupes de soutien aux élèves les plus en difficulté seront supprimés. Jamais
notre Ecole de la République n'aura subi une telle hécatombe de postes", s'insurge M. Lang.
"Aujourd'hui la colère gronde", ajoute le député du Pas-de-Calais qui
"conjure" Xavier Darcos, son lointain successeur à l'Education, "d'annoncer au plus vite le rétablissement des postes supprimés. Mettez un terme
à ce plan pluriannuel de destruction d'emplois de professeurs qui mine gravement le climat, appauvrit notre éducation et tourne le dos à
l'avenir."
On ne peut qu'applaudir, mais on ne ne sait plus si ces réactions sont "calculées" ou si elles sont
variment sincères. Toujours est-il que plus les gens seront sensibilisés, plus on sera entendu et peut-être serons nous compris ...
Par Un prof parmi d'autres
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Les manifestations ont lieu en ce moment même et déjà on entend tout et n'importe quoi sur la participation ! Avec, comme d'habitude, des
différences de chiffrage selon le côté où l'on se trouve :
24 % de grèvistes selon le ministère et 55 % selon les syndicats !
Si seulement 1/4 des profs se sent concerné, je m'inquiète ... On en saura un peu plus bientôt mais Frédérique Rolet, secrétaire
générale du Snes-FSU, parle de 80 % ou 90 % de grévistes dans certains établissements, notamment en région parisienne....
Par Un prof parmi d'autres
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Selon Bruno Suchaut, directeur de
l’Iredu (Institut de recherche sur l'éducation), réussir au baccalauréat revient à un jeu de loterie puisqu'une étude sur la notation au baccalauréat aboutirait au
constat qu'elle « relève de l’arbitraire et s’apparente à une loterie ».
6 copies de sciences économiques (2 bonnes et 2 moyennes), rédigées lors de sessions précédentes, ont été données à 66 professeurs de deux académies différentes pour une nouvelle évaluation et une
différence de 10 points a été relevée pour la même copie corrigée par des professeurs différents !
Voilà de quoi discréditer un peu plus le travail des profs !!! Cette étude serait-elle une commande ministérielle ????
Quelles solutions ?
Les QCM (« quand la nature de l’épreuve le permet »), ou un contrôle continu mais
dans ce dernier cas on en revient au problème déjà évoqué : un bac à valeur variable selon son "origine" ..! Pourquoi pas la suppression pure et simple du bac ?!
Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule ... le groupe allemand Tokio Hotel a dû repousser son
concert pour des raisons bien « justifiées » : le concert était prévu le jour du bac !!! Cela n'aurait -d'après l'étude évoquée- rien dû changer pourtant ... Mais rassurez-vous, il est
repoussé au lendemain ! On l'a échappé bel !
Par Un prof parmi d'autres
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