Je ne pensais pas parler du projet de Nicolas Sarkozy qui voulait que chaque élève de CM2 connaisse le nom et "tout le cv" d'un enfant déporté,
mais notre ministre en a voulu autrement ... Il fallait qu je dénonce cette désinformation et montrer à quel point nos dirigeants connaissent leur sujet, mais ...
En effet, Xavier Darcos avait affirmé que plus de 50 % des lycéens ne savaient pas ce qu'était la Shoah, mais il n'était pas capable de justifier ces
chiffres ! Qu'à cela ne tienne, il a vite commandé une petite enquête qui, comme vous l'aurez compris, a été faite APRES ses affirmations ! Pour sa défense, je le comprends, il se doutait bien que
ces "foutus" profs d'HG n'avaient certainement pas bien fait leur boulot ...
Cette petite enquête qui aurait dû, le plus simplement du monde, être basée sur la seule question : "Qu'est ce que la Shoah ?", a quelque peu
été revue car imaginez que cette question ait trouvé réponse ..!
Donc, comme on peut le lire dans un article de Claire Ané publié par
Le Monde cette semaine, les questions ont été les suivantes, je cite l'article : " il a été demandé aux lycéens de
déterminer, à partir d'une liste, s'il s'agit d'un mot hébreu signifiant "catastrophe", d'un mot allemand qui signifie "déportation", ou d'un mot polonais qui signifie "crime contre l'humanité".
A cette question sur les origines du terme, 49 % des sondés ont correctement répondu (il s'agit de la première définition), 27 % lui ont préféré la version allemande, et 23 % la
polonaise" !!
Ben alors, c'est encore moins que ce qu'avait dit le ministre ! Mais ça n'est donc pas les profs d'HG qui ont mal fait leur boulot, ceux
sont les profs de langues !!!
Et ça n'est pas fini, le pire reste à venir car il y avait d'autres questions :
" A la question "ouverte" du nombre de Juifs exterminés en Europe pendant la seconde guerre mondiale, 18 % des lycéens interrogés ont répondu spontanément "de 5 à 7
millions", soit la bonne réponse. 37 % ont estimé que moins de deux millions avaient ainsi été tués. 21 % ne se sont pas prononcés."
Là par contre on est bien d'accord, ceux sont bien les profs d'HG qui ont mal bossé !
"Enfin, invités à sélectionner dans une liste la localisation du Vel' d'Hiv', 35 % ont répondu – avec raison – qu'il se
trouvait à Paris, et 39 % l'ont situé à Vichy."
Et encore les profs d'HG !!! Mais que font-ils en cours ?!!
Mais au fait, pourquoi la question "Qu'est ce que la Shoah ?" n'a -t-elle pas simplement été posée ????????? ça ne serait quand
même pas de la désinformation ? Nooooonnnnnnn ....
Conclusion : Xavier Darcos avait bien raison, ou en tout cas, il a réussi à s'auto persuader, et pourquoi pas un peu l'opinion publique ...
Alors puisque tous ces profs font mal leur boulot, autant supprimer des postes, on fera au moins des économies !
Par Un prof parmi d'autres
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Concernant l'évaluation des profs, notre cher ministre a dit :
" (...) Dans le second degré, je veux réfléchir au rôle respectif de l’IA-IPR et du chef d’établissement
dans le processus d’évaluation, afin que celle-ci prenne en compte non seulement la qualité disciplinaire des enseignants, mais aussi leur capacité à animer une équipe
pédagogique, à conduire des projets avec des élèves, à s’impliquer dans la vie de l’établissement. Je veux que les enseignants soient récompensés de leurs efforts et nous devons pour cela
croiser les regards de l’inspecteur responsable de leur discipline comme du chef d’établissement chargé du bon fonctionnement de l’équipe pédagogique".
Waaaaoooouuuuu !!!! Tout un programme ! C'est sûr que les 0.1 à 0.5 point par année sur notre note administrative ça pèse par lourd !
Tout est bien expliqué dans le fameux rapport Pochard qui préconise de donner au chef d'établissement un droit de regard sur l'embauche, de lui faire évaluer les enseignants et impulser les choix pédagogiques.
On peut même lire dans différents articles que le rapport évoque sans cesse "l'effet chef d'établissement".
Alors que va faire le prof qui veut continuer de faire son boulot tranquilement tant en voulant avoir une avancée de carrière à peu près correcte ? C'est à dire même l'enseignant qui veut
avoir un salaire décent puisque c'est finalement bien d'un salaire au mérite dont il est question ! Il va faire ce qu'on attend de lui ...
Il va donc falloir aller dans le sens de sa hierarchie : pas le choix ! Non pas que les profs refusent l'idée d'avoir un chef, mais nous sommes étions autonomes, pas besoin de faire des
courbettes, juste notre métier conscieusement. Demain, il va falloir tout accepter : les heures sup, les soutiens, les animations de clubs,etc ... et peut-être faudra-t-il aussi être dans le bon
syndicat ou mieux : ne pas être syndiqué (!) sous peine d'être mal vu et surtout mal noté !
Car quand on nous dit: "Je veux que les enseignants soient récompensés de leurs efforts
(...)" , c'est une belle manière de dire que ceux qui ne feront pas les efforts demandés vont avoir des soucis ! Pourquoi mis au placard puisqu'on y est !
Charge donc au chef de motiver ses troupes ...
nti_bug_fck
Par Un prof parmi d'autres
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Je n'aurais mieux dit que le Chat ! Puisqu'on a tant de problèmes à résoudre, trouvons la/les solution(s) ... Et en la matière, on a la perle : un chercheur qui trouve : Claude Allègre
!
Voici donc le "come back" annoncé de notre ancien ministre de l'Education nationale de Lionel Jospin
puisqu'alors que Nicolas Sarkozy souhaitait déjà le nommer dans le gouvernement Fillon en 2007, voici qu'il en est à nouveau question. En effet, interrogé sur ses projets pour l'EN, le président
rappelle toute l'estime qu'il porte à Claude Allègre "un homme avec qui j'aimerais un jour travailler (...), un grand scientifique. ". Nous voilà prévenus !
Et au passage, apprécions le nouveau pas vers l'ouverture !
Alors petit rappel pour la peine : Claude Allègre avait été nommé ministre de l'Education Nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en 1997 et il s'était très vite fait beaucoup
d'amis parmi les profs lorsqu'il lâcha son désormais célèbre : "il faut dégraisser le mammouth". Et ça n'était que le début puisqu'après il avait été question de l'absentéisme des
enseignants, ben voyons ! Le bac aussi était menacé, puisqu'il souhaitait un contrôle continu et non anonyme, une sorte de " bac à valeur variable " . C'est aussi un partisan d'une
renégociation de la laïcité (ça me rappelle, une fois de plus, quelquechose ...), etc, etc , mais arrêtons là : c'est certain il a le profil du poste !
On comprend donc mieux l’intérêt porté à la personne qui est on ne peut plus à la mode !!! Car tout se
tient : on note les profs (cf. article d'hier ...), donc les « bons » profs vont dans les
bons établissements, puis, les bons élèves vont également dans les mêmes bons établissements et ils auront donc LE bon bac : même série, même année mais pas le même
estampillage !
Aaaaaaaaaaaah, Claude, mon héros
..!
Par Un prof parmi d'autres
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Et bien, je ne pensais pas en créant ce blog avoir tant de choses à dire
en si peu de temps, mais l'actualité " travaille" pour moi !
Ainsi, dans de nouvelles interviews, voilà que notre cher président dit vouloir communiquer les résultats de l'école aux
parents - pas de problème de ce point de vue là - mais aussi qu'il y aura une évaluation tous les deux ans des professeurs sur leurs résultats !!! Alors qu'on m'explique comment ?
Pour évaluer il faudrait prendre en compte les réalités du terrain car si on a tous la même fonction d'enseignant, on est loin d'avoir les mêmes conditions de travail ! Etre en collège ou lycée
est différent : on travaille plus facilement avec des élèves qui ont choisi leur orientation et qui ont passé le cap du collège qui est certainement le niveau le plus dur de par son
hétérogénéité. Après cela, il y a aussi des différences entre établissements selon les moyens dont ils disposent et enfin des différences de "public". Certains lycées de quartiers difficiles, ou
de grandes taille, à mixité importante,etc. ne peuvent pas être comparés à des établissements plus favorisés de par leur situation. Et je ne m'attarderais même pas sur les ZEP (Zone d'Education Prioritaire)
Alors comment comparer ? On est pas tous égaux devant les difficultés du métier !
C'est un peu le même problème avec l'inspection : selon le moment, la classe et le niveau au cours desquels l'inspecteur vient, on pourra sembler être un bon prof ou un moins bon (même si
d'autres paramètres interviennent que la seule vérité d'une heure de classe, je le conçois). Mais quand même, tout va mieux quand on a des élèves qui participent, comprennent bien et ne
chahutent pas !
Je suggère donc la mise en place d'un site internet sur lequel les élèves peuvent directement noter leurs profs, ainsi le ministère pourra faire un classement des professeurs méritant d'un
simple clic ...
Mais tiens donc, ça me rappelle quelquechose
...
Par Un prof parmi d'autres
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