Et oui, vous avez bien lu le titre, l'éducation nationale recrute ! Autre bonne nouvelle : pas de concours nécessaire et
peut-être même pas de niveau minimum requis (à vérifier tout de même ...) ! Alors comment est-ce possible ? Lisez plutôt la nouvelle :
Arnaud Teullé, candidat "malheureux" aux municipales de Neuilly (ça le rapproche certainement de Darcos !) , vient d’être nommé Inspecteur de l’Education Nationale à Paris par décret
présidentiel !!!
Quel est son parcours pour mériter cela alors même qu'il est diplômé de Dauphine et de l’Institut supérieur de gestion ? A priori, pas l'ombre d'un passage dans l'éducation ntationale ! Pardon,
Arnaud Teullé a été chargé des affaires scolaires et de la jeunesse à la mairie de Neuilly ; il sait donc de quoi
il retourne ; il avait tout à fait le profil du poste ..! Elle est pas simple la vie ?!
Comme quoi la politique mène à tout, il suffit de connaître les bonnes personnes et en l'occurence le président ! Qui parlait de privilèges ???
Alors, pour ceux qui voudraient gagner un peu de temps et avancer rapidement dans leur carrière au sein de l'EN, une seule solution : lancez vous dans la politique et vous serez peut-être un jour,
comme Arnaud Teullé (42 ans), un des 150 inspecteurs !!! Autre petit avantage : un salaire de 3800 euros, mais c'est un détail car quand on entre dans notre grande maison, on sait que ça n'est pas
pour chercher fortune !
Donc restons positifs, nous avons là un bel exemple que nous sommes entendus : le gouvernement commence à faire marche
arrière ; malgré la suppression des 11 200 postes, on a déjà un nouveau recrutement ! Restons donc mobilisés, on est sur la voie, et surtout soyons TOUS dans la rue ce jeudi 15 mai
!
Qu'on arrête de se moquer de nous !!!
par Un prof parmi d'autres
publié dans :
actualité
0
recommander
J'en rêve ! 11 élèves par classe, quel prof a cela ? Aucun ... Alors qui ose sortir une telle connerie ?
Notre ministre, bien sûr ! Fidèle à lui même : "Avec un professeur pour onze élèves, il nous faut repenser l'organisation de nos services ".
Il a vraiment des problèmes de calculs !
Je me suis toujours demandé comment de tels chiffres pouvaient être sortis, c'est abérrant ! Même en groupes
de langues ou de sciences, jamais les élèves ne sont à 11 avec un professeur ! C'est certain que présenté ainsi, cette désinformation arrive à ses fins puisque les gens facilement
manipulables et peu informés "tombent dans le panneau" (à ce sujet, je vous invite à lire un commentaire publié sur mon dernier article, on ne peut meilleure preuve ...).
Jouant donc toujours sur la désinformation, Xavier Darcos s'est empressé de ressortir ce chiffre, histoire d'accabler davantage les profs et décridibiliser les révéndications actuelles.
Mais voici enfin le "pourquoi du comment" expliqué su le site Politique.net sous le titre " Les calculs absurdes du ministère : quand les profs comptent double " ; je cite :
"(...) En réalité, dans le
secondaire, prendre les deux chiffres bruts (nombre d'élèves et nombre de profs) est totalement absurde. Pour deux raisons :
1. Dans le secondaire, un professeur enseigne une matière. Chaque classe a donc plusieurs professeurs : français, mathématiques, histoire, anglais, biologie, sciences physiques, etc. Faire la division de Xavier Darcos reviendrait à dire que chaque classe n'a qu'un seul professeur...
2. Certains enseignants n'enseignent pas devant des élèves. Mais que font-ils ? Comme tout le monde : certains sont en arrêt maladie, d'autres en congés maternité, quelques-uns sont en temps
partiels. Ils sont donc remplacés par d'autres enseignants (remplaçants ou contractuels). Faire la division de Xavier Darcos reviendrait à dire que les femmes
enceintes et leurs remplaçants feraient cours en même temps."
Je crois que tout est dit, et croyez vous que le ministère ignore cela ? Bien évidemment que non, mais il ne recule
devant rien !
J'attends maintenant une réaction en commentaire me disant que le site est manipulé ...
par Un prof parmi d'autres
publié dans :
actualité
2
recommander
Selon Mediapart, on prépare discrètement un fonds d'intervention pour aider l'école privée ! Il devrait permettre aux
écoles privées « à s’installer » en banlieue. Une cinquantaine de classe devrait ainsi voir le jour dans les établissements privés catholique ..!
Une fois de plus, on se fout de nous, et tout arrive en même
temps ! Alors que les profs et les lycéens manifestent leur mécontentement on nous rajoute cela ! Ça ne fait que confirmer ce que j’ai déjà pu dénoncer sur ce blog : on a de l’argent on a le droit à LA bonne école sinon …
Cette sélection par l’argent existe déjà, et combien d’élèves ai-je déjà pu « récupérer » du privé une fois qu’on leur a demandé d’aller voir « ailleurs « ? Le privé ne
s’embête pas avec ceux qui ne veulent pas travailler d’où la bonne réputation de ce genre d’établissement qui ne s’encombrent pas d’élément indésirables, le public s’en charge … Avec plus de
« mixité », le fossé serait aussi moins grand, alors si en plus on favorise davantage le privé, où va-t-on ? Je pose la question alors même que la "destination est toute tracée :
le modèle anglo-saxon ... mais quel modèle ?!
Reste à voir comment le gouvernement va arranger cette
histoire car au concours, il y a 80% des places pour le public et 20% pour le privé. Or si on fait diminuer le nombre de postes au dans le public, il devrait aussi diminuer dans le privé … Il ne
semble cependant pas que c’est comme cela que les choses soient envisagées et on peut donc s’attendre à de petites retouches à « La Darcos ». On parle déjà de « dispositifs
parallèles, ajouter des lignes budgétaires supplémentaires dans l'unique but de pouvoir financer d'autres créations de postes dans le privé. »
La provocation, le dénis et le mépris continuent !
par Un prof parmi d'autres
publié dans :
actualité
0
recommander