Petit rappel des faits : mi - décembre, Xavier Darcos reporte la réforme du
lycée afin de discuter de celle-ci et ne pas imposer une réforme que tout le monde s'accorde à trouver comme inappropriée. Fin janvier, le 24, devant les lycéens de la Fidl réunis en états
généraux à Paris, il avoue que "l'appropriation " par les lycéens est "ce qui a manqué " à la réforme, et dit : "Nous ne voulons pas renouveler cette erreur " ; soit,
le dialogue va donc enfin pouvoir commencer ! Mais qu'apprend - on 4 jours plus tard ? La réforme va être expérimentée dans une centaine de lycées à la
rentrée 2009 !!!
Extrait d'un communiqué publié par le président de la région Pays-de-la-Loire,
Jacques Auxiette, le 28 janvier :
" A la demande du ministre de l'Education nationale, les recteurs d'académie
viennent d'adresser aux chefs d'établissement un courrier les incitant à proposer la candidature de leur lycée à l'expérimentation dès la rentrée 2009 de certaines dispositions initialement
prévues dans la réforme de la seconde. (...) Cette méthode qui consiste à faire un effet d'annonce autour du retrait du texte et simultanément de vouloir passer insidieusement en force ne peut
que conduire à une radicalisation de l'ensemble de la communauté éducative et à s'interdire toute possibilité de réformer intelligemment l'Education nationale pour de nombreuses années
"
Il est bien notre ministre !!!! Il va faire une grande carrière politique, il a tout pour ça !
Par Un prof parmi d'autres
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Extrait de la pétition :
Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l'éducation nationale, M. Xavier Darcos, avait déjà à son actif
:
• la suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
• la promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade
de concertation, menée dans la précipitation ;
• la diminution de 2 h du temps hebdomadaire d'enseignement (l'équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des
professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires ;
• le discrédit jeté sur l'action des enseignants de l'école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur
le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la
moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
• des déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les
couches » ;
• la disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
• l'étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ;
• les atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève ;
• la mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit
le statut de leurs parents ;
• le financement (pour 220 000 euros) d'une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur le web, « repérer les leaders d’opinion, les
lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau ».
Etc ...
A lire et signer pour ceux qui le
souhaitent ...
Par Un prof parmi d'autres
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Dimanche 30 novembre 2008
L'ECOLE A LA SAUCE FINANCIERE (une
recette de Xavier Darcos)
- Prenez une école,
- Enlevez 2 heures par semaine,
- Alourdissez les programmes,
- Supprimez les aides des RASED,
- Saupoudrez du soutien à ceux qui ne supportent plus
l'école,
- Rajoutez une dose de culpabilité aux parents des enfants en
difficulté,
- Laissez les enseignants s’enliser dans les problèmes
d'organisation,
- Laissez pourrir quelques temps...
- Annoncez régulièrement que l'école va mal…
C’est prêt, vous pouvez
privatiser !
(Source : www.instits.org)
Par Un prof parmi d'autres
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